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Articles Tagués ‘fashion’

Chap ou pas chap ?

Dans Magouille le 10 janvier 2011 à 15:33

Vous êtes un tantinet réactionnaire ? Et vous souhaitez vous trouver une couverture durable, en empruntant les codes actuels de l’underground fashion ?

Messieurs, ressortez vos tweeds et pantalons en côtes de velours. Et surtout, révisez vos classiques en matière d’art de la taille du poil facial, ou autre science dédiée à la coupe de la barbichette !

Aujourd’hui, les révolutionnaires s’habillent en… dandys. Et oui, c’est in. Un pur « nonsense » importé de Grande-Bretagne.

Ce mouvement revendiqué porte même un nom : le mouvement “chap” (“bon gars”, en français). Son manifeste vient d’être publié en France aux Editions des Equateurs : Le Manifeste chap, petit traité de vie extravagante et manuel de “savoir-vivre révolutionnaire pour gentleman moderne”.

Plus qu’un style, la chap attitude semble emprunter un état d’esprit élégamment mutin, en subtile réaction aux déviances post-crise et à un trop plein de sobriété et de pessimisme. Olivier Frébourg, l’éditeur de ce dandy-guide, déclare : le chapisme est une forme de désespérance joyeuse”.

Viens faire mu-muse

Dans Magouille le 13 décembre 2010 à 21:33

La musique s’accessoirise ou l’accessoire se musicalise ! On ne sait pas trop.

Fashion grand pas, choix techno-assumé de geek ou revendication de musicaliste averti… le casque audio a mené sa grande libération jusqu’à sortir des enceintes de chaque home sweet home qui se respecte, et à se balader partout dans les rues !

La tendance s’est installée. La mise au diapason de nos accessoires va-t-elle continuer ?

On peut se poser la question quand on voit ce surprenant sac à main “cassette”, sorti par la digne maison de haute-couture Chanel ! Clin d’oeil néo-vintage ou nouvel accessoire mu-muse(ical) ? Ca passe ou ça casse… Pas sûr que tout le monde s’en accommode !

Car une chose est sûre : quand, dans les 80/90′s, Paco Rabanne le visionnaire concevait des robes brodées de “disques compact”, nous, on utilisait ces énoooormes sequins pour les suspendre en guirlande dans notre chambre ou (enfants du grand air) dans les arbres fruitiers pour “faire peur aux oiseaux”… :)

Polly, Morphée… Toutes polymorphiques

Dans Magouille le 10 juin 2010 à 23:59

Je reviens sur la polémique fashion du moment. Peut-être déjà passée de mode, d’ailleurs.

La polémique est polymorphique. Elle est noire, blondie, quasi-nazie, orientale, romantique et sulfureuse. Tout à la fois. Et c’est cette confusion qui a provoqué la confusion.

Claudia Schiffer a été accusée d’ “insensibilité raciale”, parce que photographiée par Karl Lagerfeld peinte négro et coiffée Afro. Allegretto. Sauf que deux Européens d’origine germanique qui jouent “au noir”, ça ne pouvait que soulever la controverse.

Débat ? Ou pas ? Les questions de fond sont-elles soulevées ? Faut-il déplorer l’absence de “minorités visibles” dans la mode ?

Pour moi, non. Car la mode est nettement composée de minorités : de jeunes femmes de moins de 22 ans, toutes frêles, toutes élancées. Il n’y a pas de panel de models représentatif de l’ensemble de la population française. Il n’existe qu’une élite sélectionnée en fonction de règles propres à la “modocratie”, discriminatoires par essence.

Un dictat que quelques magazines féminins tentent de rattraper en lançant sporadiquement de nouveaux marronniers : spécial “rondes”, “femmes mûres”, “femmes au naturel”… Numéros éphémères. Conçus plus comme boosters de ventes, que comme boosters de ventres.

Peut-être suis-je naïve. Peut-être est-ce une réaction ethnocentrique. Mais la collection de portraits caméléons de Claudia, je la perçois avant tout comme une allégorie de la femme actuelle.

Libre de pouvoir se réinventer, libre d’être tantôt elle-même, tantôt une autre. Girouette pirouettant au carrefour de tous les métissages, de toutes les influences culturelles, de tous les héritages temporels. Fière de pouvoir recomposer sa palette à l’infini, en faisant fi de tout stéréotype. Se construisant ainsi. Comme une tour de Babel à elle toute seule.

Le mannequin, c’est une toile vierge sur laquelle nous pouvons projeter tous nos phantasmes. C’est la poupée que l’on coiffe, que l’on habille, que l’on cajole et que l’on bade, depuis toute petite. Qu’on façonne selon les traits que l’on aimerait adopter. A travers les clichés (certes) de Claudia, c’est exactement ce que je vois : une femme qui pourrait s’imaginer être aussi bien noire, mate, blanche, brune, blonde, rousse…

Ce n’est pas qu’à la mode d’inspirer le changement. C’est à la femme de le porter. De se voir de manière polymorphique. D’intégrer les différences des autres pour s’émanciper des siennes.

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