
"Cette nuit dont personne ne veut plus entendre parler mais que personne ne peut oublier" Indra Sinha dans Animal's People, un roman relatant la quête de la condition humaine d'un jeune Indien déformé suite à un incident chimique.
1984,
1 nuit,
1 explosion d’usine de pesticides.
40 tonnes d’isocyanate de méthyle pulvérisées dans l’atmosphère.
3 848 morts directes identifiées.
Plus de 20 000 décès cumulés dans le temps.
Des séquelles portées à plus de 300 000 personnes.
Des chiffres estomaquants. Qui ne sont pourtant qu’un hublot vers une réalité beaucoup plus submergeante.
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C’était un an et demi avant Tchernobyl. C’était à Bhopal, en Inde. Et cela reste la pire catastrophe industrielle jamais recensée en termes d’impacts humains.
25 ans après, 8 Indiens qui travaillaient pour l’usine viennent d’être condamnés par la justice de leur pays. Et pourtant, la dépollution du site, qui était placé au coeur d’un bidonville, n’a pas encore été entamée.
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Il y a un an, pour mettre le holà à cet immobilisme, The Yes Men, des détraqués traquant tous les traquenards, lançaient une eau bien frappée : la B’Eau Pal water. Des qualités nutritionnelles incomparables pour une eau faussement extraite près du site de l’explosion, que de nombreux “Pals” (compagnons, en anglais) ont déjà adopté.
Un “oh !” qui revient, plus que jamais, au goût du jour.
Comment ça, vous n’aviez pas soif ?
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